Je me souviens de ce moment comme si je venais de le vivre. Sans besoin d'alcool dans le sang, j'étais ivre et je riais bêtement. La lune était notre seule distraction dans ce noir qui permettait l'illusion. Sa main était loin d'être dans la mienne, pourtant quelque chose me chatouiller, Je n'étais pas prêtes d'atténuer sa peine pourtant il souriait. Ce soir là nous faisions place aux maux en laissant grâce aux mots. Il me parlait et je laissai mon esprit imaginer que chaque son sortant de sa bouche était de piano une touche, à la fin de chacune de ses phrases une belle symphonie s'ajouter à ma vie. A quelque mètre de nous, un réverbère clignotait : signe de fin de vie pour lui c'est ce qu'on avait supposé ; un peu plus loin des vielles dames adeptes du commérage venez déranger notre beau voyage. Quelques minutes après c'est le néant, j'étais comme noyée dans son regard, d'un coup plus aucuns bruits agaçants..On était prêt à embarquer sur le quai de la gare, prêt pour notre tour du monde, prêt à ce que le bonheur nous inonde..Je me souviens de ce moment comme si je venais de le vivre, sans besoin d'alcool dans le sang, j'étais ivre et je riais bêtement..Je me rappelle de cette rencontre, notre rencontre ce soir là, j'avais parcouru la terre entière, et pourtant mon train arrière n'avais pas bouger de ce banc...